Des problèmes de méthode dans la construction du réseau express vélo

La volonté affichée par la Métropole d’intensifier son action pour le développement des mobilités actives et notamment le vélo est perceptible. Sabine s’en félicite.

Aménagements cyclables transitoires, réouverture du service de location de vélo, emport des vélos dans les bus pour traiter du franchissement des pentes, propositions de solutions pour la question du stationnement sécurisé… autant de signes favorables même si nous restons toutefois attentifs aux détails de mise en œuvre.

Un des aspects les plus importants pour le développement du vélo est celui qui traite du plan de déplacement. La Métropole agit également sur ce chapitre avec la volonté de développer un réseau d’itinéraires cyclables continu, efficace et sécurisé. Ce projet, encore en construction, a été porté à la connaissance de Sabine, et nous avons même été consultés pour certains projets. A cette occasion, nous avons pu constater des petites divergences entre les projets présentés par la Métropole et nos préconisations, basées sur l’expertise d’usage d’une part, et d’autre part sur l’état de l’art de l’ingénierie cyclable, fruit de l’expérience acquise par les villes et les pays sur lesquels nous accusons un retard important en la matière.

Alors que ces projets d’infrastructures nous engagent pour des décennies, que l’on constate un développement de la pratique du vélo, que nous l’appelons tous de nos vœux, que ces infrastructures doivent y contribuer, nous souhaitons alerter la Métropole sur la nécessité de proposer des infrastructures cyclables réellement qualitatives, qui ne soient pas sous-dimensionnées ou obsolètes au moment de leur livraison. Nous déplorons l’absence d’un référentiel référentiel des aménagements cyclables adopté par l’ensemble des acteurs et qui permettrait de guider clairement les choix techniques en fonction du contexte. L’absence de ce référentiel handicape les processus de concertation lors de la définition des projets.

La contribution qui suit détaille les problèmes de méthodes que nous identifions dans le processus de concertation et qui est susceptible de produire des aménagements peu adaptés pour l’objectif qu’ils visent, à savoir l’incitation de la pratique et l’augmentation de la part modale.