Archives de catégorie : Institutions

rapports, échanges avec les collectivités, Métropole de Rouen ou communes, ou consultations du public

1000 nouvelles « aides pour l’acquisition de vélos spécifiques » (vae, pliants, cargos)

La Métropole relance depuis le 1er septembre 2019 son dispositif d’aide à l’acquisition de vélos « spécifiques » : « les 1000 premiers habitants qui s’équiperont d’un engin neuf pourront bénéficier d’une subvention de 30%, dans la limite de 300 euros. »

Est éligible à l’attribution de l’aide toute personne physique majeure dont la résidence principale se situe dans l’une des communes membres de la Métropole Rouen Normandie et qui fait l’acquisition d’un vélo neuf homologué et vendu par un commerçant professionnel, de type cargo ou familial, pliant ou bien à assistance électrique. La subvention pourra être attribuée à chacun des membres majeurs d’un même foyer. Ces subventions sont nominatives et ne seront versées qu’une seule fois par personne pendant une période de dix ans. La Métropole Rouen Normandie ne versera qu’une seule aide par personne, sur une période de dix ans.
Les demandes d’aide seront examinées dans l’ordre d’arrivée, le cachet du service courrier de la Métropole faisant foi. Les 1 000 premiers dossiers complets seront pris en compte.

tous les détails et formulaires ici > https://www.metropole-rouen-normandie.fr/aide-pour-lacquisition-de-velos-specifiques

Il reste à gagner le retour d’un service de location moyenne et longue durée de vélos pliants, vélos cargos, VAE, … comme Sabine le réclame depuis sa suppression , et comme il existe dans la plupart des agglos et grandes villes de France …
D’autre part, au vu du bilan des aides distribuées l’année dernière, on remarque que plus de 96% de celles-ci l’ont été pour des vélos à assistance électrique, qui ont un coût important. En toute logique donc, les jeunes et revenus modestes sont sous-représentés. Pourquoi ne pas (aussi) financer les vélos « classiques » du quotidien (et/ou d’occasion), en grande majorité suffisants et accessibles à tou·te·s ?

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Manque de places pour les vélos dans les trains normands

En octobre 2018, Sabine envoyait un courrier au président de la région Normandie pour alerter sur le manque de places prévues pour les vélos dans les nouveaux trains Omnéo commandés pour renouveler une partie du parc. Puis en février 2019 une action commune portée par plusieurs associations, dont Sabine, était organisée à Caen pour demander davantage d’emplacements pour les vélos non démontés dans les trains. L’actualité estivale vient confirmer ce que nous redoutions : les vélos ne trouvent pas leurs places dans les trains normands et certains cyclistes restent sur le quai… La situation pour les usagers vélotafeurs/pendulaires du quotidien s’aggrave aussi inexorablement depuis quelque temps …

Le 19 août, Actu76 publie « SNCF. Des cyclistes restés à quai à cause du manque de places dans les trains normands » – Selon des syndicats, des cyclistes sont refusés dans les trains à cause du manque de places. Et les nouveaux Omneo n’arrangeront rien. La Région Normandie soutient le contraire.

ll faut que les élus régionaux revoient leurs copies en prévoyant plus de places pour les vélos, car cette alternative ne fera que se développer. Malheureusement, quand on constate le nombre de places de vélos dans le nouveau matériel Omneo dont la livraison va commencer à l’automne, on se rend compte de l’insouciance des élus face aux urgences d’aujourd’hui. 

Pourtant, courant mai, nous avions reçu, enfin, une réponse du président de Région :

Réponse-H-Morin-mai-2019

(pdf)

(Vous noterez la mention manuscrite d’Hervé Morin en fin de courrier 😉

Ce courrier ne nous satisfait évidemment pas a fait l’objet d’une nouvelle réponse de la part de Sabine et des Dérailleurs de Caen, le 25 juillet dernier :

Réponse-V3Morin-juillet-2019

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Le 14 août, c’est au tour des cheminots normands de pointer du doigt le manque de places pour les vélos dans les trains via ce communiqué de presse :

Communiqué de presse Sud Rail et Union Syndicale Solidaires – 14 août 2019

Le problème n’est pas uniquement normand mais national: A Belfort par exemple, des cyclistes en famille n’ont pas pu monter dans leur train. Tout au long de l’été on a eu écho de ces problèmes récurrents.

Marie-Eve Belorgey, son mari et sa fille devaient partir en Bretagne en train, avec les vélos, depuis Belfort. Problème : l’aire de stockage des vélos du Mulhouse-Paris était pleine. La famille a été refoulée par les deux contrôleurs, qui ont appelé la police, alors qu’ils avaient réussi à stocker les vélos sans bloquer le passage. Vacances annulées et au moins 300 euros perdus.

Enfin le 19 août, c’est au tour de l’association CycloTransEurope de publier un communiqué de presse qui en appelle à la Ministre de la Transition Écologique et Solidaire et des Transports, Elisabeth Borne :

Communiqué de presse CycloTransEurope à Elisabeth Borne

un article de 20 minutes : Transports: Quand vouloir embarquer son vélo dans le train vire au cauchemar« Embarquer son vélo dans le train pour partir en vacances se révèle, sur bien des destinations, une équation impossible. Après un « été infernal », l’association de cyclotourisme CycloTransEurope presse la SNCF d’agir »

Les tensions sont le résultat de deux courbes qui se croisent, lance Olivier Schneider, président de la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette). « La première est l’augmentation du nombre de Français à vouloir se passer de voiture et à se reporter sur le vélo ou le train en cherchant parfois à combiner les deux. » Et l’été, le long des véloroutes françaises, de plus en plus fréquentées, ça coince. « Certaines situations sont absurdes, reprend Olivier Schneider. Une administratrice de la FUB s’est par exemple retrouvée à attendre le seul TER qui relie Lyon à Tours – pour passer de la véloroute de la ViaRhônaà celle de la Loire à vélo – avec vingt cyclistes sur le quai. Il n’a que six crochets  » vélo  » dans le train et ils étaient tous déjà occupés. »

De nombreux touristes à vélo, plus nombreux encore en été, viennent gonfler le nombre de cyclistes qui montent dans les trains pour leurs trajets quotidiens, ce qui n’est pas déjà toujours très simple. Visiblement le problème n’a pas été anticipé partout. En tout cas, pas en Normandie. Pour un pays qui s’enorgueillit d’être le deuxième plus visité au monde par les cyclotouristes, il reste beaucoup de chemin à faire pour que chacun trouve une place avec son vélo pour se rendre sur son lieu de destination…

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Sotteville-lès-Rouen sur la voie de l’apaisement

La Ville de Sotteville-lès-Rouen prend (enfin) le virage de l’apaisement en mettant en place dans les prochains mois des mesures qui vont dans le bon sens :

Dès le mois de juin 2019, la mise en place d’un large périmètre en zone 30 (à terme, 90% des rues sottevillaises devraient être concernées) , accompagné de doubles sens cyclables, sas vélos, tourne-à-droite cycliste (cédez le passage cycliste au feu) et l’installation d’arceaux dans les lieux publics et lieux d’attraction forte ainsi que des « équipements de stationnement à l’entrée des écoles de la commune et à l’intérieur même des cours ».

Sotteville qui part de très loin : pour rappel la ville était classée avant-dernière du Baromètre FUB !

Sabine continuera bien sur de travailler et de proposer son expertise à la municipalité, pour accompagner ces changements attendus. A suivre !

[…] nous allons ainsi mettre en place un groupe de travail chargé de réaliser le « code de la rue sottevillaise ». » Conviés à une réunion d’information en mairie le 30 mars dernier, les habitants du premier secteur « zone 30 » ont confirmé leur attachement à ce projet. « Nous avons pu constater avec une grande satisfaction que les enjeux de développement durable, de mobilité douce, de promotion de la pratique du vélo, de santé et de sécurisation de la circulation étaient partagé par tous » insiste Alexis Ragache
En rééquilibrant les « rapports de force », la ville apaisée doit favoriser le développement des mobilités dites douces et actives, et particulièrement l’utilisation du vélo. La mise en place de zones 30 permet par exemple la généralisation du double sens cyclable. Cette spécificité du code de la route autorise les cyclistes à circuler à double sens dans les rues en sens unique pour les automobiles. D’autres aménagements tels que les sas vélo aux abords des feux tricolores, les « tout droit » ou encore les « tourne à droite » pourront également être signalisés pour faciliter la circulation des vélos.
« En plus des nécessaires infrastructures, nous travaillons à favoriser l’accueil du vélo en assurant la promotion de ce mode de déplacement » poursuit Luce Pane. 42 arceaux équipent ainsi la nouvelle place de l’Hôtel de ville. Les lieux publics et lieux d’attraction forte (bibliothèque municipale, pôles commerciaux…) vont aussi se voir doter d’arceaux. Quant aux écoles, elles vont progressivement bénéficier d’équipements de stationnement à l’entrée mais aussi à l’intérieur même des cours. « L’objectif est de favoriser le stationnement sécurisé des écoliers et personnels mais aussi de permettre la conduite de projets pédagogiques en lien avec la pratique du cycle. »

Dossier à lire dans le magazine municipal de mai :

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« Explosion du vélo » à Rouen : la ville est-elle dangereuse pour les cyclistes ? un article et vidéo 76actu

Actu76 publie ce jour un article accompagné d’une vidéo : c’est à lire ici


Cyclistes et piétons, vélos et bus… En dépit des nombreux aménagements réalisés, difficile de faire cohabiter tout le monde. Malgré les efforts réels de la Ville et de la Métropole de Rouen (Seine-Maritime), les militants de l’association Sabine, lobby pro-vélo, estiment qu’il faut encore aller plus loin. […] Pour connaître les points les plus sensibles dénoncés par les aficionados de la pédale, nous avons enfourché notre vélo et partagé un bout de route avec l’association Sabine

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/videos-explosion-velo-rouen-ville-est-dangereuse-cyclistes_23311156.html

On y lira les notamment les propos suivant de Céline Millet, adjointe au maire de Rouen en charge de la mobilité durable :

Aujourd’hui, seuls 1 % des déplacements se font à bicyclette dans l’agglomération (le taux monte à 3 % à Rouen même). La Métropole Rouen Normandie espère que dans les années à venir, les déplacements à vélo atteindront 5 %, lorsqu’à Strasbourg, ils représentent déjà 16 %. « 3 %, c’est déjà une satisfaction, parce qu’on part de tellement loin. Rouen a 25 ans de retard dans le domaine », reconnaît Céline Millet, adjointe au maire de Rouen en charge de la mobilité durable.
[…]
« À Strasbourg ou Nantes, cela fait 30 ans qu’ils travaillent dessus. Cette culture du vélo est en train d’arriver chez nous, cela prend du temps », admet Céline Millet.
[…]
« Tout est perfectible ! On consulte au maximum, mais il faudrait cinq fois plus d’argent que ce qu’on a aujourd’hui pour rattraper notre retard. On fait au mieux avec les contraintes budgétaires et techniques », explique l’adjointe au maire qui assure qu’il est très souvent « très compliqué de réaliser des aménagements » :
À Rouen, les rues sont étroites. Pour faire passer les vélos, je me vois mal dire aux riverains qu’on va enlever les places de stationnement. Il y a des gens qui ont besoin de leur véhicule. Nous devons satisfaire un maximum de personnes.

et Guillaume Grima de conclure :

« il y a du mieux », par rapport aux années précédentes. Cependant, les points noirs restent nombreux (voir la vidéo ci-dessous) : des voies cyclables en double-sens trop étroites, les nids de poule, l’emprise trop importante des chantiers, la cohabitation parfois délicate avec les piétons et les bus… « On a souvent tendance à dire que les cyclistes font un peu n’importe quoi. Ce n’est pas vrai. Comme les aménagements sont mal conçus, ils vont chercher leur sécurité », assure le militant de Sabine qui précise que « le pire n’est pas à Rouen, mais dans les communes alentours ».

Retour sur l’action train+vélo à Caen

Forte mobilisation des associations cyclistes et des médias en ce samedi 23 février à Caen pour demander davantage de places pour les vélos dans les trains. La lettre de Sabine envoyée le 18 octobre 2018 au président de région était restée sans réponse; les Dérailleurs de Bayeux avaient décidé de remettre un nouveau courrier co-signé par 13 associations (dont Sabine) au Conseil Régional de Caen.

Rassemblement des vélos devant la gare de Caen
Rassemblement des vélos devant la gare de Caen

Rendez-vous était donc pris à 14h ce samedi à la gare de Caen pour aller, à vélo, jusqu’au siège du Conseil Régional à l’Abbaye aux Dames. 3 membres de Sabine avaient répondu présents et fait le déplacement en train avec leur vélo évidemment.

Quelques consignes avant le départ…
Quelques mots de l’eurodéputée Karima Delli…
Le cortège entre la gare et le Conseil Régional
DER-action-train-vélo-courrier-Morin


La Région qui, dans un premier temps, n’avait pas prévu de recevoir les représentants des associations a perçu l’intérêt des médias, bien présents lors de cette action et a finalement accepté de recevoir une petite délégation composée de représentants de Dérailleurs (Caen, Bayeux), SABINE (Rouen), MDB (Paris) et Cyclotranseurope (Paris), accompagnée de l’eurodéputée Karima DELLI, en charge des transports et du tourisme, qui a remis le courrier signé par les 13 associations à un conseiller régional de la majorité, Marc MILLET, accompagné d’un membre du cabinet d’Hervé MORIN.

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Train+vélo en sursis en Normandie ! Action régionale à Caen le samedi 23 février.

Comme nous, vous êtes certainement attachés à l’intermodalité train + vélo et notamment la possibilité de voyager avec celui-ci non démonté, sans réservation et gratuitement. Cette combinaison de deux modes de déplacements dont l’intérêt écologique et économique n’est plus à démontrer est pourtant menacée ! (Sabine vous en parlait ici)

Les TER circulant depuis Paris et en Normandie disposent d’un nombre d’emplacements variable, en fonction du type de rame. Les Intercités rénovés notamment en version Basse-Normandie offrent quant à eux une capacité de 18 emplacements. Or les trains Corail affectés aux lignes Paris/Rouen/Le Havre et Paris/Caen/ Cherbourg arrivent en fin de vie et doivent êtres progressivement remplacés dès 2020.

Le matériel commandé auprès du constructeur Bombardier par la Région Normandie va t-il répondre à la demande des usagers cyclistes quotidien, et des touristes notamment étrangers ? La réponse est non, car les Omneo Premium normands ne comporteront que … 3 places vélos par rame ! (soit 6 places pour un train complet de 1000 passagers !) On diminue par 6 la capacité d’embarquement des vélos à bord entre Paris et la Normandie !

Inutile d’être voyant pour imaginer les conflits à venir avec le personnel de bord et les voyageurs, les touristes qui resteront à quai faute de place, l’image désastreuse pour le Normandie et les déplacements en train et vélo. C’est incompréhensible pour une région qui mise sur le développement du tourisme à vélo, avec l’Euro Vélo 4, la VéloFrançette, la Véloscenie, la future Seine à Vélo et les nombreuses véloroutes et voies vertes portées par les collectivités. Comment les visiteurs découvriront ces itinéraires ? En voiture + vélo, contraire au tourisme écologique recherché ?

La décision de cette faible capacité vélo a été prise non pas par la SNCF ou Bombardier, mais par les élus du Conseil Régional de Normandie. Il était pourtant possible de demander au constructeur de prévoir davantage d’emplacements : le même matériel en Centre Val de Loire offrira ainsi 9 places vélos par rame, et chez nos voisins des Hauts de France du même bord politique que la Normandie 12 places ! Ce choix regrettable va a contre courant du vote par le Parlement Européen le 15 novembre 2018 d’un amendement spécifiant que tous les trains neufs et rénovés devront disposer de huit emplacements pour les vélos. Même dans l’hypothèse d’une rénovation à mi-vie, les usagers des trains normands devront patienter au moins vingt ans avant d’avoir une capacité suffisante pour les vélos.

Les défenseurs du vélo que nous sommes ne peuvent rester les bras croisés face à cette situation ! Un minimum de 8 places par élément peut-être un bon compromis.
Sabine s’associe bien évidement à cette action et, empruntant un train depuis Rouen avec nos vélos, se joindra au cortège des associations pour déposer une lettre au siège du Conseil Régional de Normandie pour tenter de faire bouger les choses. En présence des associations normandes de défense du vélo, de cyclistes et de Karima DELLI, Présidente de la Commission Transports au Parlement Européen.

Si vous tenez à la possibilité d’emmener votre vélo à bord des trains, venez participer à cette action le samedi 23 février, rendez-vous 14H00 en gare de Caen (sortie Rives de l’Orne).

DER-flyer-action-train-vélo-pdf

pdf

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Intermodalité trains-vélos

La région Normandie lance lundi 5 novembre des états généraux de la mobilité qui se dérouleront sur toute l’année 2019.

https://www.normandie.fr/les-etats-generaux-de-la-mobilite

Les nouveaux trains commandés par la région (« train grand confort OMNEO Premium« ) compteraient seulement 3 places (crochet) vélo par train, soit 6 pour une rame double de 1 000 voyageurs ! (*)

(un aperçu de la brochure de ce que propose Bombardier (source))
« C’est ce qu’on nous a demandé », livre un responsable de Bombardier lors de la visite de Presse à Crespin le 16 octobre.

Nous avons donc envoyé un courrier au président de la région Normandie dans l’espoir d’en savoir davantage.

courrier à région trains oct18

(*) sur les trains notamment circulant habituellement et quotidiennement sur la ligne LH<>Rouen<>Paris on a actuellement  : Continuer la lecture

mobilités : « L’espace public en partage »

la Ville de Rouen édite ces jours-ci un hors-série de son magazine consacré aux nouvelles formes de mobilité, et ajoute quelques pages sur le sujet sur son site internet

« Dans ce numéro hors-série, l’on peut également découvrir toutes les mesures en vigueur pour inciter la population à laisser – un peu – sa voiture au garage. Des apports pour la santé à la dynamisation du cadre de vie et à la baisse de pollution, les arguments sont nombreux. Surtout quand on peut y ajouter un gain de temps sur des trajets citadins… Vélo et bus gagnent sur la voiture entre le Kindarena et la Place Saint-Marc, mais aussi entre le Jardin des plantes et l’Hôtel de Ville. C’est dans ce sens que sont développés les double-sens cyclalbes, les zones 30 et zones de rencontres ou encore les arceaux vélo. Le tout soutenu par un tissu associatif et commerçant spécialisé dans la petite reine. »

à lire en ligne ici (ou en pdf 5,7Mo)

On trouvera aussi en ligne sur le site de la ville des nouvelles pages :
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aide métropolitaine pour l’acquisition de vélos spécifiques (vae, pliants, cargos)

Cette aide financière à l’achat sans condition de revenu avait été supprimée en 2014 en même temps que les Vel’Or (location moyenne et longue durée). La Métropole la rétablit enfin (30% du montant TTC dans la limite de 300€ par matériel neuf acheté) et l’élargit, en plus des vélos à assistance électrique, aux vélos pliants et vélos cargo/porteurs neufs. Ceci à compter du 1er novembre 2018 pour les 1000 premières demandes)

Il ne reste plus qu’à gagner le retour d’un service de location moyenne et longue durée de vélos pliants, vélos cargos, VAE, … comme Sabine le réclame depuis sa suppression (1) …

Tous les détails, le règlement et les formulaires sur cette page https://www.metropole-rouen-normandie.fr/aide-pour-l-acquisition-de-velos-specifiques-dans-la-metropole.
Attention : seuls les 1000 premiers dossiers complets seront pris en compte jusqu’au 31 décembre 2019

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Annonces plan vélo : les communiqués de la Métropole (et de Sabine!)

Mercredi 23 mai, la Métropole Rouen Normandie a tenu une conférence de presse pour annoncer du nouveau du côté du vélo dans la Métropole, avec une série de mesures, et publié un communiqué de presse intitulé « La Métropole affirme une politique cyclable ambitieuse pour faire franchir une étape au territoire« . De plus , un chargé de la politique cyclable a été nommé.

Sabine réagit en publiant à son tour ce jour le communiqué de presse ci-dessous  :

communiqué plan vélo mai18

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L’heure est donc à l’optimiste à quelques jours de la fête du vélo !

(le communiqué de la Métropole complet ici)

La Métropole  y « [réaffirme] son soutien au développement de la pratique du vélo en définissant une politique cyclable ambitieuse et des engagements concrets » en constatant la faible part modale du vélo (1% sur le territoire ; 2,5% dans l’intra-boulevard rouennais),  l’objectif affiché étant « d’atteindre 5% en 5 ans. »

« Avant la fin de l’année, trois chantiers concrets sont engagés […] :
– Aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique (VAE), d’un vélo pliable ou d’un vélo cargo […]
– Apaiser les centres-villes et les centres-bourg en favorisant le partage de la voirie […]
– Accélérer la création d’aménagement cyclables et intégrer leur prise en compte dans chaque projet de voirie […]
La Métropole souhaite investir 10 millions d’euros par an pour améliorer la cohabitation piétons/cyclistes/automobilistes soir 20 euros par an, plus du double des préconisations des associations (10€ par an et par habitants) »

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Modification du projet T4 : toujours pas de réponse de la préfecture…

En janvier dernier, nous interpellions la préfecture au sujet des modifications majeures apportées au projet de la future ligne T4, notamment sur les reculs quasi systématiques du projet sur la rive droite (par rapport au projet initial validé par le commissaire enquêteur) qui sont, pour les cyclistes :

  • la disparition complète des aménagements spécifiques aux cycles.
  • l’illisibilité totale de la place du cycle sur l’espace public.
  • des zones de grands dangers.

N’obtenant pas de réponse, nous avons renvoyé un courrier le mois dernier (voir ci-dessous) … resté lui aussi sans réponse…

courrier à préfète avril18
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Les questions posées par Sabine sont-elles si embarrassantes pour que personne ne prenne le temps d’y répondre  ?

(exemple : projet initial vs projet modifié, secteur Cauchoise : les voies dédiées vélos disparaissent)

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vu dans la presse : « Vélo : les nouvelles ambitions de la Métropole »

Lu dans le quotidien Paris-Normandie du 17/05/2018, un article qui, à l’occasion de la fête du vélo, donne la parole à Sabine et à Thierry Arranger, nouveau « Monsieur vélo » chargé depuis le 16 avril de piloter la politique cyclable de la Métropole :

Sabine espère effectivement à cette occasion un sursaut qualitatif réel pour sortir du « ni fait ni à faire »

[…] Cyrille Moreau […] vice-président de la Métropole, en charge des transports, reconnaissait aussi qu’il restait à « faire tomber quelques préjugés de la population » avec pour ambition d’« élargir le cercle des cyclistes… » sans pour autant « dédouaner les élus de leurs responsabilités ».

[…]  Christelle Cubaud, de l’association Sabine. « Ce n’est pas en une journée qu’on va convaincre les gens », poursuit-elle, avant d’attaquer la liste des attentes de cette association de cyclistes qui militent de longue date pour une pratique sécurisée du vélo en ville et reproche aux actions menées par la collectivité « un manque de cohérence ».

Illustration : « On trouve normal, au nom de la sécurité, que les vélos soient interdits sur les voies Teor en ville. Mais pourquoi doivent-il partager la voie avec les bus sur la côte de Neufchâtel comme ce sera le cas sur la voie T4 du boulevard des Belges au boulevard de l’Yser ? », interroge Christelle Cubaud. Des exemples comme ça, Sabine en a plein les sacoches… « Cela fait des mois que nous réclamons une charte pour harmoniser les aménagements cyclables, la signalétique, poursuit la militante. Il faudrait aussi une campagne de prévention routière pour rappeler aux automobilistes les nouvelles règles : les doubles sens cyclables, les priorités en zone 30… »

Autre frein à la pratique du vélo en ville évoqué par Sabine : le manque de continuité dans le réseau de 300 km de voies cyclables et « bien trop peu d’établissements scolaires reliés à des pistes pour que des parents puissent accompagner les plus jeunes et laisser les plus grands aller seuls à l’école. Et pourtant, c’est par là qu’il faudrait commencer ».

Sur ces points, les membres de Sabine pourraient avoir une bonne surprise, ce jeudi 17 mai. Ils rencontrent Thierry Arranger, entré en fonction le 16 avril pour piloter la politique cyclable de la Métropole. Il se présente comme « un chef d’orchestre » chargé « d’harmoniser les actions sur le territoire ». Maintenant que la collectivité, en charge des voiries depuis 2017, dispose de tous les leviers pour mener une politique cohérente, tous les espoirs sont donc permis.

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Sabine demande (toujours) une charte de concertation entre la Métropole et les associations d’usagers

Suite aux résultats du Baromètre des villes cyclables, notre association a rédigé ce jour un communiqué de presse : « Vers une charte de concertation avec la Métropole Rouen Normandie ? » (à retrouver dans son intégralité dans le pdf ci-dessous)

« Les cyclistes de la Métropole ont répondu présents au Baromètre des villes cyclables[,] s’intéressent donc à la cyclabilité de leur ville, et veulent se faire entendre. Comme cela était déjà le cas lors de l’enquête réalisée dans le cadre de la concertation sur le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) par la métropole en 2016, avec plus de 1000 contributions et dont la conclusion était : “la difficulté à circuler à vélo dans la Métropole s’est exprimée avec force en juin dernier lors de la concertation sur le Diagnostic ».

Depuis 1994, l’association Sabine tente de faire entendre la voix des cyclistes et de faire comprendre que le vélo est avant tout un moyen de déplacement qui doit trouver sa place dans l’espace public. Pourtant, la Métropole semble hermétique aux demandes des usagers. Malgré les multiples contributions de l’association lors des concertations, parfois en jonction avec d’autres citoyens (récemment par exemple, avec les commerçants de l’avenue de Bretagne à propos de sa nouvelle piste), les revendications restent lettre morte et les projets sont réalisés en totale contradiction avec les recommandations du CEREMA ou les obligations de la loi LAURE. Le Baromètre de la FUB témoigne d’ailleurs de ce sentiment, attribuant la note piteuse de 2,4 sur 6 à « l’écoute des pouvoirs publics locaux » sur la question du vélo.
[…]
L’association Sabine, forte des résultats de ce Baromètre comme écho de la voix des usagers, demande à ce qu’une charte de concertation soit signée entre la Métropole et les associations d’usagers, de sorte que ces derniers puissent apporter leur expertise d’usage dès l’élaboration des projets, et non pas lors de pseudo-concertations sur des projets déjà trop avancés qui ne peuvent être amendés qu’à la marge.
Le vélo doit être remis au coeur du schéma de mobilité de la Métropole, sans quoi elle continuera à accuser un retard de plus en plus criant vis à vis des autres métropoles sans parvenir à faire sa mutation en territoire apaisé et respirable. […]

com_barometre_charte_concertation

[PDF]

 

quelques liens :

Détails des précieux résultats locaux du baromètre cyclable de la FUB

Dans la Métropole, 22 communes ont eu des réponses au grand questionnaire « Baromètre des villes cyclables » de la FUB. Celui-ci avait pour but de prendre connaissance des points forts et des points faibles par commune de pratique vélo, des profils des répondants et des préconisations les plus citées, ainsi que des commentaires et points noirs :

  • mieux cerner les attentes des cyclistes
  • effectuer un diagnostic de chaque ville
  • relever les points de blocage à la pratique du vélo sur chaque territoire

La Fub précise :

Les résultats de l’édition 2017 du Baromètre des villes cyclables sont sans aucune ambiguïté : les villes françaises ont des efforts significatifs à faire pour permettre à leurs habitants de se déplacer à vélo confortablement et en sécurité. La future Loi d’orientation des mobilités doit donner une impulsion nationale aux politiques cyclables locales. En particulier, le Plan vélo annoncé par la Ministre des Transports doit inciter les villes de France à enfin investir sérieusement dans les infrastructures cyclables.

Dans sa catégorie (ville de 100 à 200000 habitant), Rouen se classe 18ème sur 31, loin derrière Caen (6ème) et Le Havre (7ème) avec 2.83 (climat « plutôt défavorable »). Quant à Sotteville-lès-Rouen … avant-dernière du classement des villes de sa catégorie et du classement total ! (moins de 2 = « très défavorable »)

Même si chez nous les points faibles sont donc beaucoup plus nombreux que les points forts (voir les détails ici) , … tout reste donc à faire pour la Métropole et les communes !
On pourra utilement et pour comparaison jeter un œil aux résultats des autres villes françaises (et nos voisines normandes qui font mieux) de taille équivalente, pour mesurer les différences qui nous séparent…
En espérant que ces données précises et précieuses sur les attentes des cyclistes de l’agglo (et particulièrement les usagers du secteur rouennais), leurs commentaires, leurs besoins et préconisations, et ceci avec une vraie concertation avec les usagers et l’expertise des associations, aide à former un socle solide pour une (enfin) vraie politique cyclable sur notre territoire.

(voir aussi un article Paris-Normandie : « La Métropole de Rouen [Cyrille Moreau, Élu à Rouen et vice-président] réagit au Baromètre des villes cyclables » )

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Modification du projet T4 : Sabine interpelle la préfète

Toute la structure du réaménagement de voirie du projet T4 (particulièrement rive droite) a été modifiée par rapport à la version initiale : la différence majeure entre le projet T4 soumis (et validé par le commissaire enquêteur) à enquête publique et celui qui passera en phase opération en 2018, réside dans la suppression de voies centrales réservées au BHNS et la suppression des aménagements cyclables dans une volonté d’être « moins impactant » sur la place de la voiture…
Ses reculs quasi systématiques du projet sont, pour les cyclistes :

  • la disparition complète des aménagements spécifiques aux cycles.
  • l’illisibilité totale de la place du cycle sur l’espace public.
  • des zones de grands dangers.

 

(exemple : projet initial vs projet modifié, secteur Cauchoise : les voies dédiées vélos disparaissent)

Sabine interpelle donc la préfète au sujet de ces modifications substantielles d’un projet ayant eu, dans sa version soumise à enquête, un avis favorable, courrier que vous trouverez ci-dessous :

[…] Nous voulons attirer votre attention sur le projet de réaménagement des boulevards du centre-ville de Rouen rive droite, lié à l’arrivée de la ligne de bus T4.
L’association Sabine a fourni une contribution accompagnée d’éléments techniques à la Métropole, contribution qui a été versée à l’enquête publique.

Le projet a été déclaré d’utilité publique après avis favorable sans réserve du commissaire enquêteur. Celui-ci a de plus recommandé dans ses conclusions de revenir vers les associations d’usagers, dont la nôtre, pour tenir compte de leurs remarques et “travailler en partenariat”.

Cependant, nous avons récemment pu consulter les plans définitifs du projet et nous nous étonnons vivement que ceux-ci diffèrent très significativement (en quasi-totalité sur le tracé rive droite) de la version sur laquelle l’enquête publique a porté, non seulement concernant les aménagements cyclables, mais d’un point de vue global : toute la structure du réaménagement de voirie a été modifiée par rapport à la version initiale.

Nous vous interpellons sur ces questions précises :

  • est-il conforme à la réglementation et à la jurisprudence de réaliser un projet substantiellement différent de celui qui a été soumis à l’enquête et déclaré d’utilité publique ? De tels amendements majeurs ne devraient-ils pas faire l’objet d’une nouvelle enquête publique et d’une nouvelle DUP ?
  • les aides financières de l’État, prévues pour le projet dans sa version initiale, sont-elles maintenues malgré ces amendements importants qui conduisent notamment à une suppression des aménagements dédiés aux déplacements à vélo ?

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