vu dans la presse : « Vélo : les nouvelles ambitions de la Métropole »

Lu dans le quotidien Paris-Normandie du 17/05/2018, un article qui, à l’occasion de la fête du vélo, donne la parole à Sabine et à Thierry Arranger, nouveau « Monsieur vélo » chargé depuis le 16 avril de piloter la politique cyclable de la Métropole :

Sabine espère effectivement à cette occasion un sursaut qualitatif réel pour sortir du « ni fait ni à faire »

[…] Cyrille Moreau […] vice-président de la Métropole, en charge des transports, reconnaissait aussi qu’il restait à « faire tomber quelques préjugés de la population » avec pour ambition d’« élargir le cercle des cyclistes… » sans pour autant « dédouaner les élus de leurs responsabilités ».

[…]  Christelle Cubaud, de l’association Sabine. « Ce n’est pas en une journée qu’on va convaincre les gens », poursuit-elle, avant d’attaquer la liste des attentes de cette association de cyclistes qui militent de longue date pour une pratique sécurisée du vélo en ville et reproche aux actions menées par la collectivité « un manque de cohérence ».

Illustration : « On trouve normal, au nom de la sécurité, que les vélos soient interdits sur les voies Teor en ville. Mais pourquoi doivent-il partager la voie avec les bus sur la côte de Neufchâtel comme ce sera le cas sur la voie T4 du boulevard des Belges au boulevard de l’Yser ? », interroge Christelle Cubaud. Des exemples comme ça, Sabine en a plein les sacoches… « Cela fait des mois que nous réclamons une charte pour harmoniser les aménagements cyclables, la signalétique, poursuit la militante. Il faudrait aussi une campagne de prévention routière pour rappeler aux automobilistes les nouvelles règles : les doubles sens cyclables, les priorités en zone 30… »

Autre frein à la pratique du vélo en ville évoqué par Sabine : le manque de continuité dans le réseau de 300 km de voies cyclables et « bien trop peu d’établissements scolaires reliés à des pistes pour que des parents puissent accompagner les plus jeunes et laisser les plus grands aller seuls à l’école. Et pourtant, c’est par là qu’il faudrait commencer ».

Sur ces points, les membres de Sabine pourraient avoir une bonne surprise, ce jeudi 17 mai. Ils rencontrent Thierry Arranger, entré en fonction le 16 avril pour piloter la politique cyclable de la Métropole. Il se présente comme « un chef d’orchestre » chargé « d’harmoniser les actions sur le territoire ». Maintenant que la collectivité, en charge des voiries depuis 2017, dispose de tous les leviers pour mener une politique cohérente, tous les espoirs sont donc permis.

Son premier outil sera la carte du plan cyclable, actualisée depuis mardi et présentée à l’occasion de la fête du vélo. « On y voit précisément les chaînons manquants », explique « Monsieur vélo » ; ces bouts de liaison que la Métropole devra réaliser pour finaliser des itinéraires cyclables, qui seront ensuite hiérarchisés, « un peu comme les pistes de ski, en fonction de leur difficulté ». En lien avec les Pôles de proximité, il entame aussi, mardi 29 mai, un mois d’actions-formation visant à intégrer le vélo et la marche au futur Plan pluriannuel d’investissement. Est-ce assez pour atteindre l’objectif ? Sans doute pas. « Il faudra aussi faire savoir ce que nous faisons et convaincre que les itinéraires cyclables sont sûrs ».

Le recrutement de Thierry Arranger serait-il le signe d’une Métropole décidée à sortir du « ni fait ni à faire » ? Son président a annoncé il y a quelques mois un objectif : atteindre 5 % de déplacements à vélo. À l’occasion de la fête du 2 juin, il pourrait même annoncer une ambition plus grande. Il le faudra pour débloquer le compteur quand, aujourd’hui la part, du vélo ne représente que 1,2 % des 900 0000 déplacements dans le territoire métropolitain.